Live and let die : Les risques du métier…

Publié le : 24 février 20203 mins de lecture

Beau chevesne 47cm au DD squirrel 67

Il est encore fréquent de croire, pour les amateurs de no-kill, que la pêche aux leurres serait plus adaptée que la pêche aux appâts naturels, pour pêcher et relacher un poisson dans de bonnes conditions. A vrai dire, le toc, quand il est pratiqué dans les règles avec un ferrage à la touche, ne blesse quasiment pas le poisson que l’on souhaite relacher. La pêche aux leurres, à l’inverse, si elle n’est pas pratiquée avec des hameçons simples sans ardillons ( et encore !… ) peut blesser mortellement un poisson que l’on aurait souhaité relacher.

Samedi matin, nous continuons avec Man l’exploration de nouveaux spots sur la rivière qui nous a donné de belles farios. Mais les conditions sont difficiles, l’eau est plus basse et plus claire que les dernières fois. Man se prend une tape au leurre souple. Je m’en prends une grosse également dans un courant. Mais après les 11h passés, toujours pas de poissons accrochés. Puis j’enregistre enfin mon premier poisson, qui tient bien le fond dans un courant. Après une belle défense c’est un beau chevesne de 47 cm qui se rend ( mon record à ce jour je crois ! ). Il n’a pas hésité à attaquer un squirrel 76… Il rejoint rapidement la rivière en pleine forme…
Nous décidons pour finir cette session de faire notre courant fétiche… Tandis que Man décroche son leurre, je passe devant lui pour faire la tête de courant et j’accroche alors un jolie poisson. Une jolie fario de 46. Nous la décrochons rapidement mais elle saigne déjà beaucoup. Une branche du triple de queue est piqué dans la langue. Je passe quelques minutes à la maintenir dans le courant mais elle ne parviendra pas à repartir… Moment d’amertume mais il faut assumer: ” Ce sont les risques du métier”…

Quelles leçons retenir ? Je pourrais équiper mes gros poissons nageurs d’hameçons simples ? N’utiliser que des leurres minimum 8cm ? Changer de technique ? Très certainement… Mais l’une des raisons évidentes, c’est la part de hasard et de malchance que l’on ne pourra jamais maitriser à 100%. Le no-kill c’est bien beau mais malgré les meilleurs précautions, il faut garder à l’esprit que la pêche n’est pas un loisir 100% sain pour nos partenaires. Dans ce moment d’amertume, Man me rappelle tous les autres poissons à qui “j’ai sauvé la vie”… Ce sont les risques du métier que j’assume …

Un jour/un poisson
L’attaque de Mars

Plan du site